1. Et si on l’aidait à se mettre au travail seul ?

Comment ? En instaurant des rituels, à savoir commencer ses devoirs tous les jours à la même heure, si possible installé(e) à un bureau dans un espace dédié au travail scolaire. Le risque qu’il fasse ses devoirs sur la table de la salle à manger, dans la cuisine ou au salon c’est la déconcentration. L’espace dédié aux devoirs, lui permettra plus facilement de se déconnecter de son environnement familier pour se consacrer à son travail scolaire.

2. Et si on l’aidait à organiser son travail ?

Pour commencer, ensemble, on découpe le travail demandé par l’enseignant en différentes tâches à accomplir (par exemple en faisant une liste des choses à faire étape par étape). Votre enfant se voit avancer dans son travail à faire et c’est valorisant pour lui de franchir chacune des étapes de son programme. Chaque objectif atteint lui donne confiance tout en stimulant son autonomie.

Attention, il existe de grandes disparités entre les enfants, à vous de vous adapter à son rythme et à sa maturité. Assurez-vous que votre enfant a compris la consigne et qu’il sait quelle stratégie mettre en place pour réaliser chacune des tâches demandées (car certains auront besoin d’aide pour lire les consignes et faire les devoirs).

3. Et si on le motivait à travailler seul ?

A nous, adultes, d’accompagner nos enfants vers l’autonomie. Comment ? En leur faisant confiance, c’est à dire en leur manifestant la confiance que nous avons dans leurs capacités à se débrouiller seul. Laissez-le prendre l’initiative, sous votre regard bienveillant en lui disant par exemple : “si tu as besoin de moi, c’est toi qui demandes, je ne viendrai te voir que si tu m’appelles”. Un élève autonome, c’est un enfant qui a pris conscience de ses compétences et de ses besoins et qui va mettre en place des stratégies efficaces pour atteindre ses objectifs et réussir le travail en fonction des critères attendus par son enseignant.

4. Et si on lui permettait de se tromper, de faire des erreurs ?

Attention au piège de vouloir rendre à l’enseignant un travail parfait. Le but est avant tout de lui permettre de comprendre qu’il s’est trompé(e) et pourquoi il a fait cette erreur. Cette démarche d’auto-analyse des stratégies qu’il a mises en place lui permettra de comprendre ce qui ne fonctionne pas dans son raisonnement. A nous de l’accompagner dans cette voie en le questionnant : “Es-tu bien sûr(e) de ta réponse ?” “As-tu réussi ce qu’on t’a demandé ?” “Y-at-il des choses que tu n’as pas comprises ?” “Qu’est-ce qui pourrait t’aider ?”. Tout en lui faisant comprendre que c’est en se confrontant à la difficulté et à l’analyse de ses erreurs que l’on apprend. “Apprendre est une chose extraordinaire –apprendre, et non accumuler des connaissances. L’accumulation du savoir est une toute autre affaire. Ce que nous appelons le savoir est relativement facile, car c’est un mouvement qui va du connu vers l’inconnu- c’est seulement ainsi que l’on apprend, n’est-ce pas?” Jiddu Krishnamurti –penseur indien promouvant une éducation alternative-.

5. Et si on l’aidait à doser son temps de travail ?

Attention au piège de vouloir rendre à l’enseignant un travail parfait. Le but est avant tout de lui permettre de comprendre qu’il s’est trompé(e) et pourquoi il a fait cette erreur. Cette démarche d’auto-analyse des stratégies qu’il a mises en place lui permettra de comprendre ce qui ne fonctionne pas dans son raisonnement. A nous de l’accompagner dans cette voie en le questionnant : “Es-tu bien sûr(e) de ta réponse ?” “As-tu réussi ce qu’on t’a demandé ?” “Y-at-il des choses que tu n’as pas comprises ?” “Qu’est-ce qui pourrait t’aider ?”. Tout en lui faisant comprendre que c’est en se confrontant à la difficulté et à l’analyse de ses erreurs que l’on apprend. “Apprendre est une chose extraordinaire –apprendre, et non accumuler des connaissances. L’accumulation du savoir est une toute autre affaire. Ce que nous appelons le savoir est relativement facile, car c’est un mouvement qui va du connu vers l’inconnu- c’est seulement ainsi que l’on apprend, n’est-ce pas?” Jiddu Krishnamurti –penseur indien promouvant une éducation alternative-.

6. Et si on l’aidait à développer son autonomie dans tous les domaines de sa vie d’enfant ?

Notre rôle en la matière est crucial. A nous de l’inciter : à s’habiller tout seul, à ranger sa chambre, refaire son lit, et aussi à participer aux tâches du quotidien (mettre la table, vider le lave-vaisselle, ranger son linge propre, etc.). Son autonomie se construira avec le temps, plus il fait de choses par lui-même, plus il apprend à se prendre en main, à compter sur ses propres forces, ses capacités et ses ressources, plus il devient autonome. Plus votre enfant sera responsabilisé à la maison, plus cela va lui permettre de se sentir valorisé, plus il va gagner en confiance et en assurance tout en comprenant pourquoi il fait les choses et qu’elles en sont les conséquences.

A lire si vous souhaitez aller plus loin :

• “J’suis pas motivé, j’fais pas exprès!” de Brigitte Prot -psychopédagogue- aux éditions L’Harmattan (sept. 2010);

• “Pédagogies alternatives et démarches innovantes” de Eve Leleu-Galland et Florence Samarine aux éditions Nathan (sept. 2020).

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