Début octobre 2020, alors que le gouvernement encourageait le télétravail, certains se surprenaient à regretter les pauses-cafés, la cafétéria ou la cantine de leur entreprise, leur bureau commun en mode Open Space, et même les collègues qui, avant, leur paraissaient les plus difficiles à supporter. La vie en entreprise si souvent décriée, voire critiquée, aurait-elle des vertus cachées ? Décryptage.

Révélation n°1 : fini les heures perdues dans les trajets !

Télétravail et confinement signent la fin des heures passées dans les transports pour se rendre sur son lieu de travail. Ainsi en mai, selon une étude Malakoff Humanis, 73% des salariés souhaitaient la poursuite du télétravail de manière régulière ou ponctuelle. Dans un premier temps, chacun a pu savourer le fait de rester chez soi. Et puis assez vite, des sentiments de lassitude, de solitude et de monotonie sont apparus. Cette évolution se traduit dans les résultats d’un sondage réalisé en septembre – “Les français et le télétravail” pour Les Echos et Harmonie Mutuelle- dans lequel 60% des sondés estiment que le travail à distance “crée un stress supplémentaire lié au manque d’interaction, au sentiment de solitude, ou à l’afflux d’e-mails et de réunions virtuelles.”.

Révélation n°2 : attention au risque de “zoom-out” !

En plus des sentiments de routine et de monotonie, auxquels vous pouvez être confronté(e) en restant travailler chez vous sans interaction avec vos collègues, le risque de “zoom-out” s’accroît aussi. Qu’est-ce que cela signifie ? Qu’en enchaînant les réunions virtuelles, tout en étant surveillé(e) à distance par votre manager (grâce à l’utilisation de divers logiciels), vous risquez de ne pas supporter ces conditions de travail. Parmi les technologies utilisées par les entreprises pour surveiller leurs salariés en télétravail, il existe par exemple Hubstaff, qui est un logiciel qui mesure votre temps de travail effectué en enregistrant les mouvements de la souris.

Révélation n°3 : la vie sociale au bureau apporte un équilibre sur le plan émotionnel !

“Nous avons tous un besoin physique de voir les gens – explique la psychologue et coach, Luce Janin-Devillars-. Pas seulement pour effectuer son travail mais juste pour le plaisir de les côtoyer. Partager nos joies, nos peines, échanger quelques ragots. Ou pour des raisons d’émulation. Nous sommes des êtres de lien, nous avons besoin d’un système relationnel d’échanges.” Sans prendre ses collègues pour des amies, on a tous connu des moments où, alors qu’on était soucieux(se), inquiet(e), absorbé(e) par nos petits tracas, où le simple fait d’échanger avec un collègue une blague, une anecdote, un souvenir, nous a fait oublier nos préoccupations pour revenir juste dans le ici et maintenant. Avouez qu’il n’est pas facile de faire cela tout seul à la maison, dans votre chambre-bureau, où vous risquez de tourner en rond mentalement comme un poisson rouge dans son bocal.

Révélation n°4 : les différents temps de la vie de bureau forment des espaces de liberté et de décompression.

Au niveau individuel, la vie de bureau est bien plus encore car elle est faite de pauses, de coupures, de temps autres que celui du travail. La pause-café, le restaurant d’entreprise, les temps de trajets domicile-travail, tout cela crée des espaces de décompression, qui nous empêchent de nous enfermer dans nos activités professionnelles. Il est vital de ne pas se noyer dans le travail pour éviter de sombrer dans un burn-out.

Révélation n°5 : la vie de bureau comme antidote à la solitude !

Comme il est vital de ne pas se noyer dans le travail, il est également indispensable de sortir de la solitude induite par le confinement et le télétravail. Certains responsables syndicaux s’inquiètent des risques psychologiques liés au travail à domicile. “L’isolement est un danger. Un certain nombre de salariés ne se socialisent pas en dehors de l’entreprise.”

Révélation n°6 : aller travailler c’est prendre soin de soi, de son image.

Il est certain que la présence des autres nous donne un cadre et une structure. Aller au bureau, c’est sortir de chez soi, c’est abandonner le pyjama, pour s’habiller, se coiffer et se maquiller. Alors que chez soi, on peut travailler habillé(e) n’importe comment sans prendre soin de son apparence. Au début, cette situation nouvelle a soufflé comme un vent de liberté, c’était agréable de pouvoir se soucier si peu de son apparence. Et puis avec le temps, c’est devenu pesant, presque un peu sinistre aussi d’avoir l’impression de se laisser aller, comme si on se chantait à soi-même la chanson d’Aznavour “Tu t’laisses aller”. Pour Luce Janin-Devillars –psychologue et coach- : “Le regard de l’autre, c’est ce qui nous construit en termes d’identité. Il faut être très fort psychiquement pour se passer des autres”.

Révélation n°7 : la bonne formule.

Alors la vie de bureau serait un idéal ? Et le télétravail un enfer ? Non, s’arrêter sur ces présupposés serait trop simpliste et manichéen. Pour Valentin Brunella -ingénieur, blogueur pour Médiapart et auteur de “La semaine prochaine, je démissionne” aux éditions Vuibert- : “L’entreprise ces dernières années, était devenue un lieu mortifère, où l’on vous impose un rythme d’enfer. En 2007, 75% des français disaient que le mot stress était celui qui décrivait le mieux leur emploi.” Dans ce contexte, le télétravail permet un meilleur équilibrage entre vie professionnelle et vie personnelle.

 

 

Quelles que soient les difficultés que le télétravail et le confinement vous imposent, cette situation « extra-ordinaire » que nous vivons aujourd’hui nous oblige à sortir de notre routine de vie. Il n’est pas facile de quitter nos habitudes pour apprendre à vivre autrement. Des manques se créent, des sentiments nouveaux apparaissent, d’autres déjà existant sont exacerbés par l’incertitude dans laquelle nous sommes plongés.

A chacun de nous de sortir de la paralysie induite par la peur, d’être créatif et à l’écoute de nos besoins, pour trouver les ressources nécessaires pour traverser cette période troublée. Celle-ci nous offre l’opportunité de devenir encore plus conscient de qui nous sommes et de nos besoins les plus profonds. Grâce, à la pratique de la méditation et de l’auto-hypnose vous allez pouvoir développer cette forme d’intériorité qui vous amènera à une stabilisation de l’attention, favorisant une vie émotionnelle plus paisible et un sentiment de bienveillance envers vous-même ainsi qu’à l’égard des autres.

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